Citoyens des lumières

Pour ceux qui ont participé à notre opération “Citoyens des lumières” en 2021, sachez que nous avons distribué toutes les bougies ! Encore merci de votre soutien. Et en 2022, le projet va aller encore aller plus loin ! Des nouvelles très vite…


Lauréat « Mondes nouveaux »

Suite à l’appel à manifestation d’intérêt lancé par le ministère de la culture, mon projet de la Kaz’monde en collaboration avec Shama Boudhabhay a été retenu par le jury présidé par Bernard Blistène. La suite en 2022. 


KAZMONDE du cap la Houssaye et d’ailleurs
[ Installation nomade ]


« Multiple, diffractée et imprévisible, la kaz’monde est un espace mouvant où les identités, les langues et les cultures se rencontrent. »


La kaz’monde est une allégorie de la kaz’kreol réunionnaise. Elle prend ses racines dans l’architecture vernaculaire et traditionnelle : c’est une construction simple et légère qui s’érige comme porteur d’identité et d’histoire.


Petite structure, La kaz’monde a été pensée comme une micro-architec- ture nomade en bois brûlé. Installation multifonctionnelle, elle se fond dans d’infini métamorphose pour répondre aux besoins du monde.


Elle peut être vue comme un observatoire, un abri ou une installation contemporaine. Elle est diversité, mouvance, errance. Elle est un espace d’accueil, de partage ou de recueillement. Elle vogue au grès des besoins et des envies, entre la Réunion, Paris et le reste du monde, celui des français à l’étranger.


Le plafond de la Kaz’monde viendra s’habiller de tablettes en aluminium recyclé (parées de signes, mots, empreintes) qui raconteront chacune une idée, une émotion, un sentiment exprimant l’universel. Travaillées par des artisans selon une technique ancestrale, ces tablettes seront un support pour parler de notre humanité passé, présente et future. 


La kaz’monde
2021
Feutre, crayon couleur, pierre noire
50x50 cm


Tropical drawing (La Réunion)

Six de mes dessins devaient être exposés au festival Tropical drawing à La Réunion du 15 au 20 décembre 2021.

En raison du Covid et des frontières fermées, un seul de ces dessins sera finalement visible cette année. Il s’agit d’une main tendue, dessinée au feutre. Un dessin synonyme d’espoir et de solidarité. Bonne chance à toute l’équipe de Tropical drawing et merci pour votre confiance !


Une main tendue
2021
Feutre – Format 54x32 cm – Encadrement chêne clair
350 euros

Pour l’acheter


D’un exile à l’autre

Pour ceux qui veulent mieux comprendre mon travail autour des statues malagasy… Vous pouvez voir, peut-être pour la seule fois, une statue et son dessin réunis ! Rendez-vous chez Roses & Baobab à Antsahavola. Jusqu’au 30 novembre 2020. Entrée libre.



Le dessin est mon héritage

Je suis venu à Madagascar pour changer de vie et devenir artisan-fondeur… J’ai prospecté pendant 1 an et demi, j’ai réalisé nombre de prototype, j’ai sculpté, limé, poncé. Des heures et des jours de travail… Et puis le covid s’est invité à la table, quinze jours après avoir déposé les statuts de ma société ! Plusieurs mois de confinement, la circulation entre région interdite, les hôtels fermés (c’était la clientèle visée) ! Des mois de trésorerie envolés. Dans cette même période, j’ai également perdu ma mère sans pouvoir lui dire au revoir, sans pouvoir la serrer dans mes bras. Mais loin de ses amis, de sa famille à 10 000 km de son pays on n’a pas le temps de se lamenter, il a fallu réagir. Alors, instinctivement, j’ai commencé à dessiner, dessiner jour et nuit car dans ma famille depuis toujours l’on dessine. Ma grand-mère, ma mère, mes oncles, mes cousines et bien sûr mon frère Olivier et mon cousin Serge… Il aura donc fallu l’arrivée d’une pandémie et le départ douloureux d’une mère pour que je comprenne que le dessin était mon héritage et qu’il allait me sauver  ! C’est pourquoi, si votre vie est bouleversée par le covid, demandez-vous quel est votre héritage, vous trouverez alors la force d’avancer et de résister à cette période de bouleversements ! 

Ìzazàbé

Antananarivo, octobre 2020.


Le baobab de Ravinala airports

Nous avons été invités par l’artisan Dieudonné Razafinjatovo à participer au projet du « Baobab-Monde »  de l’aéroport d’Antananarivo. Un de nos dessins a servi de modèle pour la structure de cette sculpture géante de plus de sept mètres de haut. Nous avons également créé et réalisé un cœur en laiton recyclé qui vient s’insérer dans le tronc du baobab et qui symbolise le rayonnement culturel de Madagascar dans l’océan indien.

Baobab de Ravinala Airports
7 x 7 mètres
Métal, taule recyclée, peinture, laiton, vernis
À voir sur le parking de l’aéroport (coté sortie)


Baobab-Monde

“Nous avons rêvé un Baobab-Monde qui raconte la fraternité”. 

Fin de l’installation du baobab géant, de l’aéroport d’Antananarivo, avec toute l’équipe menée par l’artisan-créateur Dieudonné Razafinjatovo. À suivre ! 

11 avril 2020, Ravinala Airports, Antananarivo


Mon premier souvenir…

J’appelle « les souvenirs » les objets que j’aimerais voir voyager… passer les frontières pour envoyer des messages fraternels. Des petits objets simples mais chargés de sens et d’émotions ! Alors lorsqu’il a fallu créer mon premier souvenir j’ai laissé parler mon cœur. J’ai repensé aux douze années passées à voyager à Madagascar et choisi l’un des moments les plus fort. La visite de l’allée des baobabs à Morondava s’est très vite imposée à moi. Un lieu magique qui vous coupe le souffle, des arbres centenaires qui dominent le paysage de leur majesté. Mais également, des arbres en danger d’extinction, notamment à cause de la déforestation massive à Madagascar. Ma sculpture de l’Adansonia grandidieri, le nom scientifique de ce baobab endémique à Madagascar, est donc à la fois un cri d’amour et un cri d’alerte. En espérant vous rallier à la cause de cet arbre.


Xavier Fischer

Antananarivo, le 12 mars 2020