Une rencontre…

Lorsque nous avons décidé, Nirintsoa et moi, de partir vivre à Madagascar, c’était pour moi l’occasion de changer de métier. Depuis longtemps, plus de dix ans en vérité, je désirais travailler dans l’artisanat. Mais l’on ne se transforme pas du jour au lendemain en artisan ! Surtout que je ne voulais pas seulement dessiner mes modèles, non, je voulais fabriquer les objets de mes propres mains et si possible avec des matières recyclées. 

Et c’est un voyage sur l’île de Sainte-Marie, à l’est de Madagascar, qui me donna la solution. Un après-midi sur une plage de l’île, j’ai rencontré un pêcheur qui sculptait des queues de baleine en bois de rose. Avec pour seul outil un petit canif, il donnait naissance à des pendentifs fabuleux ! Je suis resté une heure à le regarder travailler puis je lui ai acheté un pendentif qui m’a accompagné durant de nombreuse années. Cette rencontre est reste gravée dans ma mémoire et au moment de choisir mon activité je me suis lancé le défi de sculpter, comme lui, des objets avec un couteau ! 

J’ai commencé par des petites pièces, pendentifs notamment, puis je suis passé à des objets plus importants, cuillères, porte encens, buste… j’ai sculpté par la suite avec d’autres outils et d’autres matières (terre, plâtre et tout ce qui me tombait sous la main). Cela a été pour moi une révélation, une passion été née ! Restait à trouver un procédé pour produire ces objets en série et c’est encore une rencontre qui scella mon destin. En l’occurence une ville, Ambatolampy, capitale malgache de la fonte artisanale ! Ìzazàbé était née, j’allais sculpter des objets pour les fondre ensuite avec de l’aluminium ou du laiton recyclés. 

Comme cette rencontre a changer ma vie, j’ai tenu à rendre hommage au pêcheur de Sainte-Marie, en sculptant à mon tour une queue de baleine.

Antananarivo, le 26 février 2020.



Du haut du pont

Je regarde le fleuve
et une femme laver le linge
et les maisons de terre
et les rizières asséchées
et l’enfant seul
puis je reprends ma route.

Antananrivo, le 21 juin 2019


Patrice

Je vous présente Patrice, enfant des quartiers populaires d’Antananarivo. Il a 14 ans et a appris à dessiner seul… Vous pouvez le croiser vers le bypass !

Antananarivo, le 20 juin 2019


La digue

Il n’y a pas de samedi sur la digue
Ni de dimanche d’ailleurs
Juste des jours de labeur
Du lever au coucher du soleil.

Antananarivo, le 11 juin 2019

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Tanànakely

Il existe un endroit
où l’on reccueille les âmes
pures et désespérées.
Un village-îlot
où l’imagination et la liberté
sont un étendard.
Un refuge fraternel
où Ìzazàbé, l’enfant seul
a retrouvé la parole.

Antananarivo, le 3 juin 2019

Statut à voir à l’atelier de Violette et Dieudonné à Antananarivo

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Angady

J’ai acheté un angady
et retourné la terre rouge
toute une journée.
Puis, j’ai offert 
mes mains poussiéreuses
au soleil couchant
et aux rizières éternelles
d’Antananarivo.

Antananarivo, 
le 29 mai 2019

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Terres sœurs

Entre la voie ferrée et la station service
il y a un chemin, des rizières et un jardin potager.
Il y a aussi des cerisiers, ceux de mon enfance
et toutes ces terres condamnées à l’oubli.

Antananarivo
le 21 mai 2019

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Madagascar


Pour moi retrouver Madagascar 
c’est retrouver la terre rouge
le vert des plantes et une vie simple. 
C’est avoir les pieds nus 
et sentir respirer la planète.

Antananarivo,
le 19 mai 2019

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Survol

Je suis heureux de partir
rejoindre l’Afrique et Madagascar
le cœur rempli d’espoir
libre de réinventer encore une fois
ma vie et mes rêves.

Pourtant comme à chaque fois
en quittant le continent
je vais pleurer de tristesse
en survolant ceux qui plus bas
l’espoir noué au ventre
risquent leur vie 
pour un peu de bonheur.

Mes frères martyrs 
de la mer méditerranée.

Xavier Fi
Le 13 mai 2019

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