Né à Lyon en 1972, Xavier Fischer commence sa vie professionnelle en mettant en page des livres de poésie. Il côtoit les œuvres de René Depestre, André Chedid, Abdellatif Laâbi, Jean-Luc Raharimanana, Dany Laferrière ou encore Franck Venaille... Ces premières années “en poésie”, guideront tout son parcours professionnel comme directeur artistique. 

En 2008, c’est encore la poésie qui va changer sa vie. Lors d’un voyage à Madagascar, il rencontre le poète malgache Solofo José. Ensemble, ils parcourent les rues d’Antananarivo, José lui parle du pays, de sa langue, de son travail, intimement lié à la culture populaire. Xavier décide alors de rester un an à Madagascar pour travailler avec les artisans et artistes malgaches. Ferronniers, fondeurs, tisseurs, peintres, danseurs vont tout doucement l’orienter vers une nouvelle vie... 

C’est en 2019, qu’il décide d’ouvrir un studio de création à Madagascar. Il se spécialise dans la fonte traditionnelle avec pour particularité de travailler exclusivement des métaux recyclés (Aluminium et laiton) et d’associer à ses créations une démarche low-tech et sociale. Pour autant, il n’abandonne pas son travail de recherche sur d’autres techniques ou matériaux (tissu, broderie traditionnelle, raphia, papier antemoro, corne etc.). Notamment lors de collaborations avec d’autres sociétés.

Enfin, il bâtit, doucement, une œuvre plus personnelle. En 2020, il dessine et réalise avec Dieudonné Razafinjatovo un baobab de sept mètres de haut en bidons recyclés pour Ravinala airports. En 2022, il lance le projet de la Kaz’monde, soutenue par le ministère de la culture française dans le cadre de l’AMI “Mondes nouveaux”... Il expose également régulièrement ses dessins et sculptures qui parlent de cultures oubliées ou d’écologie… Mais, le plus souvent, encore aujourd’hui, vous le trouverez dans les rues d’Antananarivo, travaillant main dans la main avec les artisans malgaches à l’éclosion d’un art populaire contemporain.